Un bœuf à l'Opéra

En ces temps difficiles où le statut d’intermittent est régulièrement réexaminé à la loupe par les gouvernements qui se succèdent, c’est le statut d’un bovin qui agite les esprits en ce début d’automne ; ou plus précisément... son salaire : la bagatelle de 40 000 euros - d’après une révélation du Canard Enchaîné - pour huit représentations dans la super-production « Moses und Aron » de Schönberg, à l’affiche ce mois-ci à l’Opéra Bastille.

Le figurant le plus cher payé de l’histoire du théâtre lyrique parisien ? Autant dire que l’annonce passe mal chez les agents d’artistes qui se battent pour maintenir des rémunérations décentes pour leurs poulains. Hasard du calendrier ? Le Point1 publie en parallèle un article sur le ras-le-bol des chanteurs lyriques français, qui se sentent mal-aimés et sous-employés dans les maisons d’opéra de l’hexagone, où on leur préfèrerait trop souvent des artistes étrangers.

Que les chanteurs se rassurent, le bovidé est bel et bien français…

— Hannelore Guittet

1. Article : "Opéra : les chanteurs lyriques français se sentent mal aimés" daté du 13 octobre 2015

Édito Le 21 Octobre 2015 par Hannelore Guittet